L’enfant à haut potentiel ou EIP

Comment l’aider ?

Avant de l’aider il faut le comprendre. Pour le comprendre, il faut l’écouter et respecter ses fonctionnements et réflexions qui différent des nôtres. Il est essentiel de réaliser et d’accepter qu’il s’agit d’un enfant qui a les mêmes besoins fondamentaux que les autres mais qui est profondément différent.
L’adulte côtoyant l’enfant HQI ne doivent pas ignorer sa différence car ils lui causent des dommages émotionnels et psychologiques qui l’affectent toute sa vie.

Pour comprendre la perception de ces enfants, nous allons reprendre un exemple cité par Stéphanie Tolan :

« Toutes les personnes regardent le monde à travers une lentille, certains avec une lentille brouillée et d’autres avec une loupe puissante ; nous pourrions dire que les EIP voient le monde à travers un microscope et les hauts potentiels à travers un microscope électronique. Ils voient les mêmes choses mais d’une manière différente, et même ils voient ce que d’autres ne peuvent pas voir. Il y a des avantages à cette très forte perception mais il y a aussi des inconvénients. »

Les besoins des HQI

Il est important que les enfants précoces se sentent bien dans leur peau et qu’ils soient acceptés tels qu’ils sont. Leur différence peut leur donner des opportunités mais aussi leur créer des difficultés. Il faut leur permettre de développer leur surprenant potentiel car ils en ont besoin. Si on restreint ce développement on peut les fragiliser émotionnellement.

Ce qu’on souhaite pour nos enfants à haut potentiel intellectuel, ce n’est pas qu’ils gagnent la gloire, la fortune ou un Prix Nobel, mais qu’ils deviennent  des adultes bien dans leur peau et qu’ils sachent utiliser leurs capacités.

Écouter, répondre, développer

Il est important d’identifier leur potentiel dès le plus jeune âge, cela diminue leur mal-être et le décrochage scolaire. La précocité intellectuelle découverte plus tard leur apporte une réponse à leur sensation de différence, parfois de débile, et leur redonne une sécurité émotionnelle. Au quotidien :

  • comprendre et accepter les différences pour pouvoir répondre à leurs besoins psychologiques fondamentaux,
  • les adultes doivent toujours rester à leur écoute,
  • il faut toujours répondre à leurs multiples questions de tous genres en toute franchise,
  • il faut les encourager à mettre en œuvre leur créativité et les aider à « apprendre à apprendre »,
  • il est important de satisfaire leur insatiable curiosité.

Quand le décrochage scolaire se fait ressentir, on peut envisager un saut de classe de 1 à 2 ans en primaire ce qui peut réduire de façon bénéfique le décalage de l’EIP par rapport à l’école sans être cependant une solution au problème car un décalage physiologique peut se ressentir au collège. Ce n’est qu’un palliatif dans un système scolaire manquant de souplesse. Il serait souhaitable que l’enfant puisse étudier à son rythme et ne pas être soumis à un rythme standard pour lequel il n’est pas fait. Une solution reconnue, au sein de l’école AEP « Léonard de Vinci », est que le regroupement de ces élèves au sein de classes qui leur sont réservées vise à prévenir l’échec scolaire.

L’AEP81 propose déjà les ateliers de l’Arche Léonard qui permet aux enfants HQI de se retrouver autour de différents sujets hebdomadaires qui les questionnent ! Ce regroupement permet à l’enfant intellectuellement précoce de :

  • sortir de son isolement social en rencontrant d’autres enfants fonctionnant comme lui,
  • renforcer son équilibre psychologique,
  • accélérer, enrichir et approfondir l’enseignement,
  • d’avoir une prise en compte individualisé,
  • lui donner le sens de l’effort,
  • lui apprendre une méthode de travail ainsi qu’à gérer son raisonnement, car il fonctionne trop souvent à l’intuition,
  • faciliter l’intégration dans le système scolaire normal au lycée ou à l’université.